Le projet d’un terminal charbon à Cherbourg est l’occasion de revenir sur cette filière peu connue des français en général, mais encore très présente de par le monde.
Aux vues des usage actuels, la question n’est pas tellement de pouvoir de passer du charbon, mais de créer des conditions qui font que la pollution liée à cette filière soit nettement moins importantes dans les années qui viennent.
Les 10 pays qui sont les plus gros consommateurs du monde sont par ordre décroissant :
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- les États-Unis (2 083 TWh)
- la Chine (1 515 TWh)
- l’Inde (433 TWh)
- l’Allemagne (314 TWh)
- le Japon (293 TWh)
- l’Afrique du Sud (214 TWh)
- l’Australie (176 TWh),
- la Russie (172 TWh)
- la Pologne (143 TWh)
- le Royaume-Uni (140 TWh).
Des pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Danemark utilisent le charbon pour produire plus de 50 % de leur énergie électrique. En Chine, il assure 77 % de la production d’électricité et 70 % en Inde.
L’Agence internationale de l’énergie4 (AIE) prévoit même que la part du charbon va augmenter pour atteindre 39 % en 2030 représentant 3 597 Mtep (soit 21,8 % de l’offre énergétique totale).
La croissance de la consommation de charbon pose des problèmes dans le domaine de la protection de l’environnement, au niveau local (réduction des émissions de SOx, NOx, mercure…) et de façon encore plus aiguë au niveau mondial car elle a une incidence sur le changement climatique. Dans ces conditions, le développement de technologies d’utilisation du charbon moins polluantes constitue un enjeu majeur.
C’est à l’évidence sur ce point qu’il faut mettre l’accent en consacrant des budgets conséquents dans la recherche , imposer que les nouvelles centrales soient construites avec un système de captage de CO2, comme c’est déjà le cas par exemple au Danemark dans la centrale au charbon d’Esbjerg.
Penser que la filière charbon va s’arrêter d’un coup de baguette magique est totalement illusoire. Par contre, faire en sorte que cette filière devienne propre, au moins autant si ce n’est plus que les autres filières “fossiles” est parfaitement envisageable techniquement dans des délais très courts.
Quand à savoir s’il faut stocker ou non du charbon sur le port Cherbourg, c’et un débat localement très intéressant, mais dont l’issue n’aura à l’évidence aucune conséquence sur cette filière.