Les membres du GIP Marité se sont réunis ce jour en assemblée générale afin d’élire leur nouveau Président, consécutivement au départ de Pierre ALBERTINI, ancien Maire de Rouen et Président du GIP.
Le choix s’est porté sur Franck MARTIN, Maire de Louviers et Président de la Communauté d’agglomération de Seine Eure. La vice-présidence du GIP est confiée à Erick BEAUFILS, Vice-président du Conseil Général de la Manche.
La ville de Rouen, mais aussi le Conseil général de l’Eure, ont fait part officiellement de leur intention de se désengager du GIP au 31 décembre 2008.
Avec l’annonce de ce départ du GIE, l’avenir du vieux gréement normand, dernier Terre-Neuva français, semble fortement compromis.
Lundi 21 juillet, la ville de Rouen a confirmé sa décision d’abandonner le projet de restauration du Marité, le dernier Terre-Neuva français. Le groupement d’intérêt public créé pour l’occasion et qui regroupe hors la Ville de Rouen, le Conseil Général de la Manche, la Ville de Fécamp, le département de l’Eure, et la Communauté d’agglomération Seine-Eure a prit acte de cette décision. Le conseil Général de la Manche, par la voix de son président Jean-François Legrand, a indiqué que dans ce contexte il souhaitait aussi mettre un terme à la participation du département de la Manche.
Avec le départ annoncé des deux principaux partenaires, le Marité, dernier grand morutier français, se retrouve orphelin, en cale sèche dans le bassin de radoub du port de Cherbourg.
L’espoir en berne, les normands voient s’éloigner encore un peu plus le rêve de voir un jour un des plus beaux fleurons de l’histoire maritime de la Normandie porter haut et fort les couleurs de la région sur tous les plans d’eau.
Espérons qu’une solution sera trouvée pour que au moins la coque actuellement en cours de rénovation soit conservée précieusement, le temps que peut-être un jour, une nouvelle initiatitve vienne lui redonner vie.
Jean-François LE GRAND, Président du Conseil général de la Manche, réagit à l’annonce faite par Madame FOURNEYRON, Maire de Rouen, concernant le désengagement de la ville dans le dossier « Marité ». Lire la suite
Les vieux gréements font rêver. Leurs prouesses associées à leur prestige sont des pans entiers de notre histoire. Une histoire que l’on retrouve dans chaque morceau de bois constituant ces bateaux de légende. Le Marité fait partie de ces phénomènes là…
Depuis janvier 2006, la ville de Cherbourg a la chance d’avoir dans son port ce fameux trois mâts (voir notre article du 21 mai dernier).
La grande nouvelle : les amoureux vont enfin pouvoir visiter le
chantier de restauration…parlez-en autour de vous.
Des visites à partir du 15 juin
Le chantier du Marité situé dans la Forme Napoléon (à proximité du Quai de Caligny et de la Place Napoléon) sera ouvert aux visites les jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 14h à 17h, à partir du 15 juin et ce jusqu’au 16 septembre. Pour les groupes qui souhaitent visiter en dehors de ces heures d’ouverture, appeler au 06.77.84.39.25.
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Janvier 2006, le Marité, célèbre terre-neuvas, passe le pont tournant à Cherbourg. Depuis cette date, il a élu domicile dans la forme Napoléon pour une restauration d’envergure qui va durer plus de 2 ans.
Le bateau, connu de tous les français, notamment par son épopée médiatique dans l’émission Thalassa, très abîmé par les ans, se fait refaire une beauté dans la cité manchoise, avant qu’on le rende aux flots pour une 6ème vie qui s’annonce tout aussi majestueuse que les précédentes.
L’histoire du Marité, commence en Normandie (à Fécamp) en 1923 avec sa première mise à l’eau. Depuis, l’histoire n’a cessé de faire son œuvre autour de ce fameux trois mâts. Depuis cette date, le bateau a connu diverses fortunes et on lui prête pas moins de cinq vies (Cf à lire « Les cinq vies du Marité » aux éditions l’Ancre de Marine, Editions PTC, Thalassa Collection), toutes aussi remarquables les unes que les autres.
83 années plus tard, c’est une fois encore en Normandie, et qui plus est à Cherbourg, que l’on retrouve le fameux trois mâts, démâté…
Mis en cale sèche dans la forme Napoléon, le Marité va faire l’objet de toutes les attentions, avec pour objectif de se refaire une beauté, pour entamer sa 6ème vie, afin de le rendre à son élément naturel …
Mais la tâche s’annonce rude… Le bateau a enduré les assauts du temps et la mer n’a pas été tendre avec ce bijou du patrimoine français.
Qu’à cela ne tienne, toutes les forces en présence se sont serrées les coudes. Des partenaires publics et privés* se sont rassemblés pour rendre sa superbe d’antan au Marité.
Ainsi, de janvier 2006 à l’été 2008, le trois mâts sera restauré par les charpentiers de marine du chantier Bernard de Saint-Vaast-la-Hougue, entreprise manchoise qui a remporté l’appel d’offre européen lancé pour la restauration du Marité. A leurs côtés, de jeunes délinquants en réparation pénale vont eux aussi vivre une histoire fabuleuse en participant à la remise en état du bateau. Un chantier hors du commun, qui fait lui aussi la part belle à l’histoire du bateau. Un fameux trois mâts qui apparemment est et sera toujours sujets à de belles, à de très belles histoires tant avec la mer qu’avec les hommes…![]()
* Ville de Rouen, Conseil Général de la Manche, Ville de Fécamp, Département de l’Eure, Communauté d’agglomération Seine-Eure, Conseil Régional de Haute-Normandie, Conseil Général de Seine-Maritime, Association « Pour le retour du trois mâts Marité en Normandie », Fondation du patrimoine maritime fluvial
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