Festival toute la Mer sur un Plateau Granville 2017

Posté dans : Calvados, Eure, Manche, NORMANDIE, Orne, Seine Maritime | 0

Granville, 1er port de pêche de coquillages de France, vous donne rendez-vous les 30 septembre et 1er octobre 2017 pour sa 15 Granville toute la mer sur un plateau 2017ème édition du festival Toute la Mer sur un plateau .

Le festival « Toute la mer sur un plateau » mettra à nouveau en vedette la production normande de fruits de mers, poissons, coquillages et autre crustacés . Depuis 15 ans, la mer, omniprésente dans le paysage granvillais, donne le tempo à ce grand rendez-vous annuel placé sous le signe de la pédagogie et de la gastronomie. Frais ou transformés, les coquillages et es crustacés auront une nouvelle fois la part belle.

Samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre, 10h-19h, entrée gratuite : au programme
  • 16 tonnes de produits de la mer, en direct du pêcheur ou du conchyliculteur (bulots,praires, coquilles Saint-Jacques, olivettes, amandes, huîtres, moules de bouchot, homards, tourteaux)
  • découverte des métiers de la pêche avec des expositions et des films
  • les démonstrations de cuisine avec les chefs de la région
  • la découverte des métiers de la pêche avec des expositions et des films
  • 50 exposants sur la thématiques marine proposant des produits gourmands, des vins, de la décoration, des vêtements, du matériel, de l’artisanat…
Toute la journée
  • dégustation sur place  de coquillages et de crustacés 
  • Baptême nautique à bord du vieux gréement la Bisquine la Granvillaise
Les chiffres clés de la pêche en Normandie :

Les 500 navires de Basse Normandie et les 2000 marins embarqués débarquent un volume officiel estimé à plus de 60 000 tonnes pour un chiffre d’affaire d’environ 100 millions d’euros.  A cela s’ajoute plus de 300 pêcheurs à pied générant une valeur approchant les 10 millions d’euros.

La Basse Normandie est la 3ème région productrice de produits issus de la pêche.
La flottille Bas Normande est très diversifiée et exploite différentes espèces dont 85 % sont dites « régionales » et 15% communautaires. Les espèces régionales (bulot, crustacés, seiche, moule, coquille st Jacques, praire, bivalves…) font l’objet d’une réglementation mise en place par le Comité régional des Pêches maritimes et des Élevages Marins tandis que les espèces dites « communautaires » font l’objet de réglementation mise en place par la Commission Européenne.

La bisquine la Granvillaise : 

La Granvillaise est la réplique d’une grande bisquine, voilier de pêche le plus toilé de France, typique de la Baie du Mont Saint-Michel. Elle est armée par l’Association des Vieux Gréements Granvillais, qui propose des sorties en mer à la demi-journée ou à la journée (ou plus!) pour découvrir la navigation traditionnelle au départ de Granville, avec un équipage professionnel.

 CARACTÉRISTIQUES DU BATEAU : 18,28 mètres de coque pour 340 mètres carrés de toile en régate ! 

  • Longueur de coque : 18,28 mbisquine la Granvillaise
  • Surface de voilure pêche : 293 m2
  • Largeur de coque : 4,76 m
  • Tirant d’eau : 2,75m
  • Longueur hors tout : 32,30 m
  • Surface de voilure régate : 340 m2
Granville et la pêche :  une longue histoire.

L’histoire de Granville est étroitement liée à celle de la pêche à Terre Neuve. Dès le début du 16ème siècle, les premiers Granvillais partaient pêcher sur les côtes de la péninsule et la grande pêche reste alors l’activité essentielle du port granvillais. Au 18ème siècle, la pêche à la morue constitue pratiquement la seule industrie de la ville et c’est au 19ème siècle que la pêche de l’huître se développe dans la baie avec les bisquines qui partaient en caravanes draguer ce précieux coquillage. L’économie granvillaise est alors basée en grand partie sur cette pêche et, régulièrement, on retrouve des huîtres dans les constructions ou les fondations de certains terrains.
Puis, l’huître s’étant raréfiée, Granville développe au 20ème siècle la pêche de la praire, puis celle du bulot. L’origine de la pêche du bulot en baie de Granville remonte à 1886, lorsque Terre Neuve interdit à ses habitants de vendre des appâts aux pêcheurs français de morue. Ces derniers décident alors de pêcher des bulots pour s’en servir d’appâts. De retour à Granville, ils auraient rapporté la pratique de la pêche du bulot au casier. Une pêche de bulots est ainsi attestée à Granville depuis les années 1940 (1). Premier port normand à la pratiquer professionnellement, cette pêche était alors réalisée à bord de doris.

Aujourd’hui, Granville est le 1er port coquillier français : les coquillages représentent plus des 3/4 de l’activité de la halle à marée et le bulot s’affiche toujours comme l’espèce n° 1 de la halle à marée en tonnage et en valeur (2 540 tonnes et 5,45 M €).

Le bulot de la baie de Granville est emblématique de l’Ouest Cotentin, 1ère région française et européenne de pêche pour cette espèce.

En France, plus de 75 % de la production nationale de bulot est originaire de Normandie, et plus précisément de la baie de Granville, dans une zone qui va du port de Granville à la pointe du Cotentin, et s’étend vers l’île anglo-normande de Jersey.

Les espèces pour lesquelles le marché de Granville est prépondérant sont le bulot, le vanneau, l’amande de mer, la coquille Saint-Jacques, la seiche, la dorade grise, la praire, l’araignée de mer, la roussette et la raie.

La flottille granvillaise est composée de 52 navires pour, environ, 200 hommes embarqués : 28 chalutiers polyvalents (7 de plus de 16 m, 16 de 12 à 16 m et 5 de moins de 12 m), 16 caseyeurs bulotiers et 8 caseyeurs crustacés..

Une identité affirmée synonyme de garantie pour les consommateurs :

Label Rouge pour la noix de Saint-Jacques blanche surgelée. La démarche de certification a été obtenue par Normandie Fraîcheur Mer et la halle à marée en partenariat avec Breizh Filière Mer à partir de la campagne 2015/2016. Il garantie une coquille de pêche côtière courte, conservée à plat, décoquillée vivante, de beau calibre et avec une surgélation de qualité dans l’atelier de transformation de Granvil’mer (Bréville sur Mer).

Marque commerciale Baie de Granville : lancée par la CCI en septembre 2009, cette identité locale permet de valoriser les produits commercialisés à la halle à marée et de renforcer leur origine après du consommateur. Sont concernés le bulot, le bar, la dorade grise, le lieu jaune, le Saint-pierre, la sole et le turbot. Pour prétendre à cette reconnaissance les produits doivent répondre à des critères de qualité : lieux de pêche, fraîcheur, marée courte et respect des tailles. 18 acheteurs, signataires de la charte d’engagement, assurent à leurs clients la fourniture d’outils d’étiquetage et d’identification.

Pavillon France : dans le même esprit, la halle à marée de Granville a reçu le label Pavillon France ; depuis juin 2014 les dorades grises arborent ainsi un pin’s Pavillon France garantissant, là aussi pour le consommateur, la qualité du produit.

L’Identification Géographique Protégée (IGP) pour le bulot de la Baie de Granville a été lancée, la démarche suit son cours. Cette obtention assurerait à ce produit une reconnaissance au niveau européen de sa spécificité et de sa qualité et une protection de la dénomination, renforçant l’image de Granville comme le 1er producteur européen de bulots.

La labellisation « pêche durable » pour le bulot, en cours, via l’écolabel décerné par Marine Stewardship Council (1), à l’image dece qui a été entrepris pour le homard qui, depuis son obtention en 2011, voit ses indicateurs de suivi de stocks à la hausse. La pêcherie de bulot de la baie de Granville est donc entrée officiellement dans la démarche en juin 201, elle devrait aboutir d’ici la fin de l’année. La Baie de Granville deviendrait ainsi la 1er pêcherie de bulot certifiée MSC au monde et figurerait aussi comme la 2è pêcherie normande certifiée après celle du « Homard du Cotentin ». Cette demande de certification « pêche durable » est la suite logique du travail entrepris inlassablement depuis des décennies par les professionnels qui traduit leur engagement pour assurer la pérennité des ressources qu’ils exploitent. Quelques exemples : la fermeture de pêche en janvier (la 8è année en 2015), période importante dans la reproduction du bulot, la limitation du nombre de licences de pêche et l’instauration de quotas.

(1) Organisation mondiale à but non lucratif créée en 1997 pour trouver des solutions au problème de la surpêche.

Les opérations d’ensemencement de coquilles Saint-Jacques de l’antenne granvillaise du comité régional des pêches. Elles ont débuté en septembre 2009 dans le but d’économiser l’énergie et de gérer la ressource. Après plusieurs semis et des pêches expérimentales, la première ouverture du gisement d’ensemencement s’est faite en 2013.

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